RENOVATION. Le compromis porté par le gouvernement au sujet de la rénovation de ces logements mal isolés a été adopté ce vendredi à la quasi unanimité, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi énergie et climat à l’Assemblée nationale.

C’est fait. L’amendement porté par le gouvernement sur la rénovation des « passoires » énergétiques a été adopté à la quasi-unanimité, ce vendredi 28 juin, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi énergie et climat par l’Assemblée nationale, a indiqué la députée Marjolaine Meynier-Millefert sur son compte Twitter. Jeudi soir, l’exécutif et le rapporteur chargé du projet de loi énergie-climat, Anthony Cellier, avaient proposé un compromis entre l’interdiction pure et simple de louer des passoires thermiques et le système de consignation d’une partie de vente initialement envisagé par le gouvernement. Cet amendement comprend notamment une obligation de travaux assortis de performances énergétiques à l’horizon 2027/2028. Après cette date, des sanctions seront possibles. A plus court terme, d’ici à 2023, les propriétaires qui s’engageront fortement dans la rénovation énergétique des passoires thermiques bénéficieront d’un renforcement des soutiens. Enfin, à partir de 2023, les logements classés F ou G se verront attribuer des certificats de non-conformité. « Un compromis à la fois et juste et raisonnable pour nos concitoyens, et plus ambitieux que tout ce qui a été fait jusqu’ici »,a tweeté Marjolaine Meynier-Millefert. Moins enthousiaste, son collègue Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, avait jugé la veille que « ce compromis ne (réglait) pas tout » et dit craindre « qu’il ne permette pas de rattraper suffisamment le retard sur le rythme de rénovation énergétique. »