Deux acteurs supplémentaires se sont engagés auprès de la Métropole à réduire leur consommation énergétique :

La ville d’Artigues-Près-Bordeaux et le Club des entrepreneurs de Bordeaux viennent de signer la charte climat-énergie de Bordeaux Métropole. Onze signataires, dont Enedis, Auchan ou l’Université de Bordeaux ont déjà rejoint cette initiative qui vise chaque année la rénovation énergétique de 200 000 mètres carré de bâtiments tertiaires à l’horizon 2030. « Lobjectif est ambitieux, Bordeaux Métropole ne peut y arriver seule. Pour ce qu’elle gère elle-même, elle n’est responsable « que » de 8 % des émissions de gaz à effet de serre », précise Anne Walryck, la vice-présidente chargée du développement durable. D’où cette charte, qui encourage et aide les acteurs à s’impliquer dans les économies d’énergie. La Ville d’Artigues a déjà fait beaucoup en isolant sa plus grosse école (17 classes) et en proposant des formations aux associations et des actions de sensibilisation aux enfants. « C’est important quand l’entretien des bâtiments publics s’élève à 900 000 euros par an », précise la maire Anne-Lise Jacquet. Le Club des entreprises , lui, a déjà son atelier « développement durable » pour échanger des bons conseils. « Le résultat, c’est que plus on avance en connaissances, plus on a envie de faire des choses, explique Fabrice Kaïd, le vice-président . Quand aux particuliers, ils peuvent toujours consulter le cadastre solaire mise en ligne sur le site de la Métropole pour savoir s’ils ont intérêt à poser des panneaux photovoltaïques. La cartographie thermique récemment effectuée par Bordeaux Métropole n’est, elle, pas accessible en ligne mais peut être consultée à la Maison écocitoyenne de Bordeaux, bon moyen de vérifier, dans le bâti ancien, si de l’énergie s’échappe par les toits.

Article publié dans le journal Sud Ouest le 20 avril 2019