Et si 2019 était l’année de la rénovation énergétique pour vous ? Toujours dans l’optique d’encourager un maximum de particuliers à sauter le pas pour éradiquer les habitations « passoires », le gouvernement compte bien maintenir certaines aides, voire revaloriser celles qui sont jugées comme les plus efficaces. Dans certains cas, les travaux vous coûteront moitié moins cher : avant de vous projeter, prenez connaissance des dispositifs qui peuvent faciliter l’investissement !

CITE : une prolongation et quelques modifications

Il avait été question de le supprimer dès 2019, mais il va finalement être prolongé cette année : le CITE reste d’actualité. Concrètement, il sera toujours possible de déduire de ses impôts une partie de la somme investie en travaux de rénovation énergétique – jusqu’à 30 %, pour les chantiers jugés les plus efficaces.

Pour sensibiliser les Français à l’importance des énergies renouvelables, un CITE de 50 % va être mis en place pour la dépose d’une chaudière fioul, dans l’optique d’installer un autre appareil fonctionnant avec du bois, ou une pompe à chaleur.

Cette prolongation d’un an n’empêche pas au CITE de vivre une période de sursis : il devrait disparaître en 2020, pour devenir une prime.

L’éco-prêt à taux zéro : plus facile à décrocher !

L’annonce d’une généralisation de l’éco-prêt à taux zéro en 2019 devrait encourager un maximum de familles à le demander pour rénover leur habitation. Initialement, pour obtenir ce financement sans intérêts, il fallait lancer un véritable « bouquet de travaux » : un seul projet ne suffisait pas, et le propriétaire devait justifier de sérieuses améliorations afin de prétendre à ce crédit.

Désormais, il faudra simplement prévoir l’un des chantiers suivants pour être éligible :

  • L’isolation du toit
  • L’isolation d’au moins 50 % des murs
  • L’isolation d’au moins 50 % des ouvertures et parois vitrées
  • Le remplacement du chauffage ou du ballon d’eau chaude par un dispositif plus performant
  • La mise en place d’un chauffage fonctionnant avec une énergie renouvelable
  • L’isolation des planchers bas

Prolongé jusqu’en 2021, cet éco-PTZ permettra toujours d’emprunter jusqu’à 30 000 € sans supporter les intérêts – sa durée devrait être portée à 15 ans.

Le chèque énergie : revalorisé et généralisé

Après avoir été testé puis généralisé en France, le chèque énergie fait à nouveau l’objet d’une mesure de renforcement. Dans les faits, plus de 2 millions de nouveaux bénéficiaires profiteront de ce « coup de pouce », dont le montant passera de 150 à 200 €. Pour rappel, le chèque énergie peut aussi bien servir à payer son fournisseur de gaz ou d’électricité que financer une partie d’un projet de rénovation énergétique.

La prime coup de pouce : plus avantageuse

En plus du CITE qui encouragera à déposer les chaudières fioul, la prime à la conversion chaudière Quelle Energie permet déjà d’obtenir jusqu’à 3 000 € si le bénéficiaaire passe aux énergies renouvelables.

En parallèle, on prévoit davantage d’aides de l’Anah : l’Agence nationale de l’habitat a revu son budget à la hausse, pour renforcer les leviers existants et en créer de nouveaux. De plus, la TVA réduite à 5,5 % pour la rénovation énergétique continuera de s’appliquer pour différents travaux éligibles, de la fourniture du matériel à la pose, sans oublier l’entretien.

Cette année encore, une large palette d’aides à la rénovation reste à disposition des familles françaises qui souhaitent optimiser la qualité de leur habitat. Si certaines sont soumises à des conditions de revenus et ciblent clairement les ménages les plus modestes, d’autres demeurent accessibles à tous. À terme, l’objectif est de permettre à tout le monde de rénover, pour que les habitations les plus énergivores deviennent plus attractives (grâce à une meilleure isolation et à des solutions de chauffage plus performantes).

Article paru sur le site  » quelle énergie.fr »  en janvier 2019