Ambiance Thersmostat !

RENOVATION. François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirme travailler à un nouveau dispositif de lutte contre les passoires thermiques où l’audit énergétique serait organisé et pris en charge par l’Etat. Lors de l’émission Le Grand Jury (RTL-LCI), il évoque également l’interdiction de mise en location de logements trop gourmands en énergie. Extraits.

Le tout nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire enfonce le clou. Une semaine après avoir évoqué « des moyens contraignants » pour éradiquer les passoires thermiques d’ici à 2025, François de Rugy fait de nouvelles déclarations à l’antenne de RTL.

Ce dimanche 7 octobre 2018, il annonce : « Sur le logement, c’est un enjeu majeur. Il faut un objectif ambitieux : -45 % de consommations d’énergie d’ici à 2050 et -30 % d’ici 2030. Donc il faut absolument les réduire, c’est l’intérêt de tout le monde. C’est l’intérêt des Français de réduire leurs factures« . Avant de détailler : « Nous travaillons, je veux travailler, sur un nouveau dispositif encore plus concret : c’est que l’audit énergétique d’une maison, d’un appartement, d’un immeuble, qu’il soit de particuliers ou de bureaux, soit organisé et pris en charge par l’Etat, dès l’année prochaine, pour vraiment amplifier le mouvement. Et derrière il y aura des aides financières, bien sûr, mais surtout des aides pour faire les bons travaux, de la bonne façon, avec les professionnels de l’immobilier et de la construction« .

Interrogé sur l’instauration d’un système de bonus-malus, François de Rugy répond à nouveau sur les engagements du candidat Macron, en 2017 : « Il y avait, dans le programme présidentiel, une proposition, un engagement, qui était d’interdire à la location les passoires thermiques, c’est-à-dire ces logements où on dépense énormément d’argent, le locataire paie des factures folles de chauffage, et qui sont toujours à la location. C’est compliqué à mettre en œuvre, parce qu’il ne faudrait pas qu’on ait des tas de logements qui sortent. Mais il faut quand même avancer sur ces sujets parce que c’est l’intérêt, non seulement du climat, mais surtout des locataires. C’est un intérêt social en plus d’être un intérêt écologique« . Le ministre ajoute être au travail avec ses collègues en charge du logement.

Article paru dans Batiactu le 8 octobre 2018