En amont d’un programme sur une copropriété (Opah, Popac), Bordeaux Métropole a mené une étude d’impact sur la santé. L’objectif ? Identifier les retombées potentielles de l’opération sur la santé des copropriétaires.

Vincent Perrault, responsable opérationnel du programme Habiter Mieux, le rappelait en mars lors de l’EnerJ Meeting 2018 : la lutte contre la précarité énergétique contribue à améliorer la santé des occupants. Une retombée positive que Bordeaux Métropole a cherché à évaluer plus précisément. La collectivité s’intéresse en effet aux questions de santé, et aux relations qu’elles peuvent avoir avec l’habitat. Le bureau d’études Energies Demain a donc accompagné les directions Haute qualité de vie et Habitat politique de la Ville de Bordeaux Métropole pour définir le sujet et identifier la copropriété Palmer à Cenon, dont l’étude pré-opérationnelle arrivait à terme. Venant apporter un éclairage nouveau sur le diagnostic et les préconisations de cette dernière, une Étude d’impact sur la santé (EIS) rapide a été menée en amont d’un Popac 1 et d’une Opah-CD 2 pour déterminer les retombées potentielles sur la santé des occupants des actions à venir.

Des recommandations pour optimiser l’impact sur la santé

Répondant à des critères méthodologiques spécifiques, l’EIS rapide permet d’appréhender les actions prévues en faveur de la copropriété Cenon Palmer (400 habitants) d’une manière interdisciplinaire et intersectorielle originale, orientée vers la qualité de vie des populations. « L’étude intervenait en amont des réalisations, afin d’aider à définir ou réorienter si besoin quelques actions. Compte tenu du diagnostic issu de l’étude pré-opérationnelle, nous avons choisi d’aborder la question sous l’angle de l’assainissement financier, et ses impacts positifs ou négatifs sur la santé des occupants », détaille Elsa Bidault, chef de projet Impact Santé chez Énergies demain : « Ceci nous a permis de dégager plusieurs recommandations pour optimiser cet impact et adapter les actions avant leur mise en œuvre ». Parmi celles-ci, on note l’importance de l’intervention financière et psychologique auprès des copropriétaires, notamment à travers l’accompagnement social de terrain, la revalorisation matérielle et symbolique du bâti ou encore l’amélioration de la communication pour instaurer des relations de confiance. L’ensemble de ces recommandations a été intégré par Bordeaux Métropole au cahier des charges pour le suivi-animation du Popac. L’opérateur choisi devra ainsi accorder une vigilance particulière à ces points.

1. Programme opérationnel de prévention et d’accompagnement en copropriété
2. Opération programmée d’amélioration de l’habitat copropriétés dégradées

Article publié par l’Anah le 27 mai 2018