10605455-large-fenetre-ouverte-rustique-montrant-un-ciel-bleu-en-dehors

L’observatoire de la qualité de l’air intérieur a réalisé une étude dans le cadre d’un programme sur les bâtiments performants en énergie. Les premiers résultats ont été publiés le 23 mars 2017. Ceux-ci ne sont pas encore généralisables mais ils permettent d’apporter des premiers indicateurs utiles.
Ainsi, on apprend qu’en termes de qualité de l’air intérieur, il n’existe pas de différence notable par rapport à l’ensemble des logements français, (radon, particules fines, formaldéhyde, acétaldéhyde et COV dont benzène et xylène). De même l’humidité relative est équivalente, voire inférieure. Cependant, trois polluants ont été observés à des concentrations élevées : l’alpha-pinène, le limonène et l’hexaldéhyde. Plusieurs facteurs expliquent leurs présences : la présence de mobiliers en bois ou de bois matériau brut ou reconstitué, un isolant végétal à base de bois placé au niveau des combles, l’introduction de mobilier neuf et le stockage de produits d’entretien.
La forte présence de moisissures a aussi été révélée. La question du fonctionnement du système de ventilation et du renouvellement de l’air est ainsi posée, conditions indispensables pour la réduction des infiltrations d’air parasites, surtout installées dans les salles de bain, wc et petits réduits. Ces points de vigilance sont mis en avant, les mesures de pression réalisées aux bouches d’extraction de 16 systèmes de VMC simple hygroréglables sont comprises dans les plages de fonctionnement préconisées par les fabricants dans seulement un cas sur deux.
Malgré tout, 80 % des occupants se déclarent satisfaits du confort de leur logement, et une minorité exprime une insatisfaction liée à la présence d’odeurs, de bruit ou de variations de température.

Article paru le 28 mars 2017 dans Batiactu.